Cette chinoiserie est habituellement traduite par « art martial(d’origine chinoise) » ; toutefois il est important d’insister tout comme
Confucius sur la juste valeur des mots que l’on emploie. Le terme gong fu (kung fu) signifie littéralement « travail accompli et réalisé par
l’homme adulte ». La traduction la plus directe du mot Wushu est « art qui est capable d’arrêter la hallebarde»
Etymologiquement le gong fu wu shu (kung fu wu shu) est donc l’art qui permet à l’homme adulte de se réaliser en obtenant la capacité de s’opposer à la violence
sans utiliser celle-ci. Nous sommes loin des implications négatives sous-tendues par la terminologie « art martial », nous préférons donc l’appelation art chevaleresque d’origine
chinoise.
Tel le dragon symbolisant la Chine, l’art du combat de l’empire du milieu est insaisissable. Il se compose de plus de quatre cents styles différents de luttes et de boxes. Dès lors, toute
tentative de classification devient discutable.
Afin de mieux cerner la profondeur de l’art chevaleresque chinois, nous nous référons à la classification perfectible mais acceptable opposant interne et externe.
QU’EST-CE QUE LE SAN YIQUAN ?
C’est le poing des trois harmonies, une tendance du xing yi quan (boxe de l’intention prenant forme), un art chevaleresque du courant interne
crée au 12 ème siècle par le général Yue Fei, célèbre « Protecteur aux frontières ». 
L’école San yiquan appartient à la branche Ziran Xing YiQuan du Hubei dite « forme naturelle » instaurée par le fameux Li
LoNeng. Elle résulte d’une transmission ininterrompue du général Yue Fei à Georges Charles (élève de Wang Zemin 1909-1992), héritier direct de cette tendance.
En chine, l’étude de l’interne était traditionnellement abordée après une pratique sérieuse et régulière de l’externe destinée à préparer le corps et l’esprit. Les anciens maîtres du
Xing Yi Quan n’ont jamais dérogé à cette règle. Le San YiQuan étant destiné à des occidentaux pour une meilleure compréhension de l’interne, donc du Xing
Yi, il fut décidé que cette école incluerait l’étude initiale de trois écoles externes (san) aboutissant peu à peu à une école externe (yi) de l’art du
poing (quan), le tout sous-tendu par la pratique de l’énergétique. (daoyin qigong)
LA PRATIQUE DU SAN YIQUAN
Elle se compose :
LES BOXES EXTERNES DU SAN YIQUAN
Le Yong Chun Quan (wing chun quan)
C’est la Boxe du Printemps Radieux, un style du sud de la Chine créé au 16 ème siècle par la nonne Ng Mui, l’une des rescapés de la destruction du monastère
du Shaolin du Fukien par les troupes impériales.
Ce style préconise une étude scientifique des arcs de force et des angulations, il exploite le principe du levier pour contrer la force adverse sans jamais s’y opposer grâce à l’emploi
intensif des mains collantes (Chi Sao) ; C’est une boxe réactive particulièrement adaptée à la courte distance.
Le Hong Jia Quan (hung gar quan)
C'est la boxe de la famille Hong (Hung), considérée comme le style le plus proche de l’ancien art de combat
du monastère du Shaolin du sud dont son créateur Hung Te Ti était membre.
Ce style privilègie la stabilité des postures et la recherche de concentration de force dans les membres supérieurs, les techniques de pieds y sont rares et s’effectuent en
dessous de la ceinture. L’influence bouddhiste est très présente dans cette boxe qui cherche à remettre l’agresseur sur le droit chemin sans porter atteinte à son intégrité
physique.
Le Tang Lang Quan
C’est la Boxe de la Mante Religieuse, un style de combat zoomorphe créé par le moine Wang Lang afin de surpasser l’art
du poing de Shaolin.
Ce style développe la mobilité et la rapidité des techniques. Les attaques exploitent toutes les armes naturelles du combattant et s’effectuent par vagues successives sur tous les points
vitaux et les zones sensibles de l’adversaire afin de le mettre hors de combat.
LA BOXE INTERNE DU SAN YIQUAN ZIRAN XING YIQUAN
C’est le Poing du Corps et de la Pensée de tendance naturelle, une boxe rattachée au mont Wudang dont la création est attribuée au général Yue Fei et la codification actuelle au fameux Li Lo
Neng.
Ce style comporte cinq mouvements basés sur les cinq éléments de l’énergétique chinoise classique (eau, bois, feu, terre, métal) Le corps (Xing) guidé par la pensée
(Yi) au travers de l’action du poing (Quan) reproduit les mouvements de l’énergie interne (Qi) et permet d’éveiller l’esprit
(Shen).
C’est l’école du travail du souffle de la petite réalisation du joyau magique, une gymnastique taoïste codifiée au 13ème siècle.
Elle se compose de trois séquences (Kai Men Shi, Yi Yin Fa, Daoyin Fa), chacune divisée en trois parties (terre, homme ciel) dont le but est de réaliser l’union du corps, du
souffle, et de l’esprit au travers du mouvement.
LES ARMES DU SAN YIQUAN
Traditionnellement, l’étude des armes primait dans l’éducation
martiale de la Chine antique en raison des temps troublés entraînant une nécessité d’efficacité rapide sur les champs de bataille. L’apprentissage du combat à mains nues venait ensuite en cas de
désarmement inopportun.
Aujourd’hui l’étude des armes permet d’approfondir et d’enrichir la pratique à mains nues.
L’étude porte sur le bâton, la lance à crochet, l’épée et l’éventail de fer de l’école San YiQuan.
sur le Wai Jia :
http://www.tao-yin.com/wai-jia/wai_jia.html
sur l'école san yiquan :
http://www.tao-yin.com
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