Peinture de S.Girard
YANG JIAN HOU
(1839-1917)
Il est l’un des trois fils de YANG LUCHAN. C’est lui qui initia aux « secrets » de la famille Yang ZHANG QINLIN poutant étranger à la famille . YANG JIAN HOU enseignait la forme simplifiée de 81 mouvements que son père YANG LUCHAN lui avait appris ; la « grande forme » restait tenue secrète, pourtant ce fut ZHANG QINLIN qui fut choisi afin de recevoir l’enseignement secret de la famille Yang ; ici encore YANG JIAN HOU respecta la tradition en ne léguant qu’à un seul…
On raconte de nombreuses anecdotes sur ses capacités martiales, en voici une sur sa capacité d’écoute et de décontraction. Il pouvait empêcher un oiseau posé sur son bras de s’envoler simplement en relâchant son bras à chaque fois que l’oiseau cherchait un point d’appui pour s’élever. Cette anecdote est peut-être à l’origine de la dénomination du geste « saisir la queue du moineau » sachant que le nom de ce mouvement n’apparaît que dans les enchaînement de l’école Yang, dans les enchaînement de l’école Chen, il n’y a pas de mouvement appelé « saisir la queue du moineau »
D’après YANG CHEN FU[1] , il aimait utiliser les « classiques » du taiji quan lors de ses explications sur la pratique. Il citait souvent ces principes : « Les pieds, les jambes, et la taille bougent toujours de concert », « Il faut avoir les pieds enracinés, les jambes décontractées, la taille comme un gouvernail, et les doigts vivants »
YANG CHEN FU (1883-1936)
YANG CHEN FU fut l’initiateur de la diffusion du taiji quan à grande échelle et de son développement en tant que technique de santé, son enseignement résonne encore à travers le monde.
Fils de YANG JIAN HOU, il est le créateur de l’enchaînement en 108 mouvements. YANG CHEN FU simplifia ou améliorera (selon certains) le taiji quan qu’il apprit de son père[2], cette forme d’ailleurs est certainement aujourd’hui la forme la plus pratiquée dans le monde.
Selon WU YING HUA, maître de l’école Wu, YANG CHEN FU, YANG SHAO YOU et WU JIAN QUAN enseignèrent à partir de 1911 à « l’institut de recherche athlétique » à Bejing (anciennement Pékin) Pour cela les formes ont été modifiées pour être accessibles au plus grand nombre. N’oublions pas que l’enseignement prodigué à l’intérieur des clans était à l’origine destiné à des experts en art martial dont certains étaient des professionnels qui louaient leurs services. YANG CHEN FU a voulu contribuer à rétablir la santé au peuple chinois ravagé par l’opium et épuisé par les conflits internes et externes de la Chine.
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